néolibéralisme

la mondialisation a beau avoir déjà de très anciennes racines, notre système économique change évidemment, et a surtout changé ces dernières décennies. La troisième révolution industrielle et la révolution informatique permettent aux entreprises et aux marchés financiers de fonctionner plus facilement à l’échelle planétaire et d'assurer des prestations 24h/24. Il s'agit-là d'un élément certainement nouveau dans la mondialisation actuelle.
Autre élément nouveau: c’est de plus en plus le marché qui prime et c’est surtout l’argent - le capital financier - qui profite de la libéralisation. Nouveau également qu’on ne privatisera apparemment jamais assez, que de plus en plus de biens et de services aboutissent dans le secteur privé, jusqu'à l'eau, voire jusqu'à la propriété privée de parties de plantes, d'animaux ou de la vie humaine. Ce qui est également nouveau, c’est que la recherche de bénéfices économiquement saine laisse la place à la recherche spéculative de bénéfices à court terme. Autre nouveauté - liée en grande partie à la précédente –, c’est que la politique est de moins en moins présente. La politique laisse la place à l'économie et la dérégularisation est devenue le mot d'ordre. Les multinationales travaillent de manière globale, la politique beaucoup moins et la société civile encore beaucoup trop peu.
Ce néolibéralisme d'une libéralisation, d’une privatisation et d’une dérégularisation effrénées constitue pour beaucoup un nouveau credo, même si, dans de nombreux pays d’Afrique surtout, d’Amérique latine et de l’ancienne Union soviétique, il s'avère être un véritable échec social, écologique, voire économique.