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mondialisation
Depuis 500 ans déjà, notre système économique occidental s’étend de plus en plus, et les économies et les sociétés du monde entier sont de plus en plus enchevêtrées, ce qui génère une grande prospérité et sans cesse de nouveaux produits. Or, il y a un revers à la médaille: nous sommes confrontés à une économie qui n'est plus au service de l'homme, mais où l'homme est au service de cette économie. Cette phrase a des allures de slogan, mais lorsque l'on considère le monde de manière globale, on voit, d’une part, que moins d’1,5 des 6,5 milliards de personnes s’en sortent bien – pour l’instant –, et à quel point nous sommes confrontés, d'autre part, à un nombre croissant de déficits sociaux, écologiques, politiques et culturels inacceptables: on voit que la prospérité est répartie de moins en moins équitablement, voire que cette économie produit pauvreté et faim; on voit que l'homme et ses droits sont de plus en plus réprimés; que les ravages écologiques sont inimaginables; que la démocratie mondiale est quasi absente et que le processus décisionnel dans tous ces domaines est gouverné de façon non démocratique, surtout par de grandes multinationales, quelques grands pays, des institutions comme le FMI, la Banque mondiale et l'Organisation mondiale du commerce et sans doute, par-dessus tout, par des marchés financiers complètement libéralisés; et on voit que les langues, cultures et styles de vie de nombreux peuples et sociétés sont négligés.
Elément nouveau de la mondialisation ces dernières décennies: il s'avère que les marchés ne seront jamais suffisamment libres ou libéralisés, qu’il faut toujours privatiser davantage - allant même jusqu'à la propriété privée de parties de plantes, d'animaux ou d’être humain – et que les autorités ne reculeront jamais assez et ne supprimeront jamais assez de règles. C'est précisément parce que l'économie s’organise mondialement et que les sociétés et surtout le monde politique le font beaucoup moins, voire pas du tout, que nous sommes confrontés à une économie qui gagne et colonise tous les terrains de la vie sociale, politique et culturelle – en y imposant ses lois économiques – et qui exploite l'environnement.
Ce néolibéralisme d'une libéralisation, d’une privatisation et d’une dérégularisation effrénées constitue pour beaucoup un nouveau credo, même si, dans de nombreux pays, il s'avère être un véritable échec social, écologique, voire économique.
voir également mouvement altermondialiste, néolibéralisme





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