Galbraith John Kenneth

économiste américain, décédé le 29 avril 2006 à l'âge de 97 ans. Dans les médias de masse, tout doit aller vite, donc ses idées – et c’est un euphémisme – ont reçu trop peu d’attention. Voici plus de dix ans, alors qu'il était âgé de plus de 85 ans, il a écrit The Good Society (La Bonne Société). Ce livre n’abordait pas tant les problèmes de notre monde mais décrivait plutôt à quoi devait ressembler une bonne société. Pas la société parfaite, mais une bonne société réalisable.
Il avait écrit cet ouvrage en premier lieu à l'attention de ses compatriotes américains, qui en ont le plus besoin - le seul pays riche sans assurance maladie générale, comme il le souligne - mais nous pouvons tous nous en inspirer.
La Bonne Société de Galbraith estime que les excuses des riches pour ne pas devoir combattre la pauvreté sont inacceptables. Puisqu’une bonne société veut assurer un avenir sûr et de qualité pour chacun.
Une bonne économie doit produire des biens et des services et répartir la prospérité de manière acceptable et économiquement fonctionnelle. Dans ce type d’économie, les autorités ne peuvent pas rester absentes. Elles doivent se laisser guider par ce qui semble fonctionner en pratique et non par des convictions doctrinaires. Il est frappant de voir comment, selon Galbraith, l'idéologie de la libéralisation rivalise avec le socialisme réel existant (et aujourd’hui pratiquement disparu) de la non-pertinence.
L'essence d'une bonne société est que chacun puisse accéder à une vie qui en vaille la peine. A cette fin s’imposent une économie forte et stable, un emploi pour tous ceux qui veulent travailler, l'enseignement et un revenu pour chacun. Galbraith ne plaide pas pour un revenu égal pour chacun, mais estime certaines formes d'enrichissement inacceptables, en particulier celle des managers qui ne visent qu'une maximisation des bénéfices, non pas pour l'entreprise mais pour eux-mêmes - voire, et avant tout, aux dépens de l'entreprise et de ses travailleurs.