altermondialisme

face au néolibéralisme croît un autre projet social donnant la priorité aux droits de l'homme, aux objectifs sociaux et écologiques – au développement durable donc –, à la participation et à la démocratie ainsi qu'à une production économique de la prospérité en fonction de toutes ces ambitions humaines.
En d'autres termes, l'altermondialisme veut instaurer une économie au service de l’homme. Il veut mettre un terme à la situation absurde où les produits, les services et l'argent disposent de droits contraignants à l'échelon mondial alors que les droits de l'homme, et plus particulièrement les droits des travailleurs, et les droits de l'environnement ne sont pas contraignants, ou même existent à peine. Pour l'altermondialisme, c'est le monde à l'envers. Les droits de l'homme et l'environnement doivent être au moins aussi contraignants voire prioritaires si nécessaire. Non pas que l'économie ne soit pas importante, mais parce qu'en fin de compte, quelle que soit son importance, elle est un moyen et non un but.
L'altermondialisme entend obliger les hommes politiques à organiser l'intérêt général mondial, en rendant contraignantes les normes sociales de base et les droits des travailleurs, en imposant des règles écologiques minimales, en initiant des réformes agricoles et des marchés agricoles régionaux, en taxant les opérations financières internationales, en supprimant les paradis fiscaux, en assurant une répartition des revenus et une sécurité sociale, des économies donnant la priorité aux besoins locaux et régionaux, en mettant sur pied une force de police des Nations unies, etc.

voir également mouvement altermondialiste ou antimondialiste